Venezuela : un révélateur ?

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Venezuela : un révélateur ?

Message  pragma tic le Lun 6 Nov - 11:06

Bonjour,

Nous disposons dorénavant d'un exemple concret permettant d'expliquer le problème que représente le pétrole pour notre avenir.
Souvent, lorsque nous voulions évoquer ce problème, on nous répondait que les réserves connues nous promettaient encore 40 années de fonctionnement, et que d'ici là, le problème serait résolu.

La situation au Venezuela illustre magistralement que les réserves connues ne nous seront en fait d'aucune utilité.
Sur Wikipédia, relativement aux réserves de pétrole, on trouve :
Venezuela Bassin de pétrole lourd de l'Orénoque
Le Venezuela possède 1 200 milliards de barils de réserves non-conventionnelles (OOIP ou Original Oil In Place, soit un volume équivalent à celles du Canada), représentant une quantité égale aux réserves conventionnelles mondiales. En 2009, l'USGS a estimé à 513 milliards de barils les réserves productibles de la seule région de l'Orénoque, aux conditions techniques actuelles. Les Orinoco tar sands du Venezuela bien que très lourds par rapport à du pétrole classique (leur densité est de 4 à 16 ° API) sont moins visqueux que les sables bitumineux de l'Athabasca du Canada, ce qui signifie qu'ils peuvent être produits plus facilement, mais sont situés à des profondeurs plus importantes (150 à 1 400 mètres)19. Le chiffre précédent était de 350 milliards de barils. Cette nouvelle estimation attribue au Venezuela les premières réserves mondiales, loin devant l'Arabie Saoudite ; elle mérite d'être confirmée par d'autres sources, et le tableau des #Réserves pétrolières par pays ci-dessous, sur base des valeurs 2008, n'en tient pas encore compte.


On notera la prudence de cet article, prudence qui vaut en fait pour la totalité des réserves mondiales de pétrole, qui sont notoirement exagérées pour des raisons économiques et politiques, et concernent surtout des qualités d'huiles énergétiques économiquement inexploitables.

Mais surtout, il faut savoir que le sieur Maduro, qui préside actuellement le Venezuela, vient de convoquer ses créanciers en déclarant qu'il allait "restructurer sa dette".
En français, ça signifie qu'il va demander un allongement de la durée de remboursement, en fait qu'il entend imposer celle-ci à ses créanciers. C'est une forme de cessation de paiement, en français, une faillite.
C'est paradoxalement la baisse des prix du pétrole qui est essentiellement responsable de la déroute économique et politique actuelle du Venezuela, en forte récession et hyperinflation.
Cette baisse, intervenue fin 2014, qui nous a permis, à nous, pays importateurs, de souffler un peu.
La situation commence à devenir claire :
Soit le pétrole est cher (plus de 80 dollars le baril), et les pays importateurs font faillite (en 2008, crise majeure aux US, en Europe, au Japon ...)
Soit le pétrole n'est pas cher, (moins de 60 dollars le baril) et les pays exportateurs font faillite (Pour l'instant Venezuela, mais les soucis concernent actuellement plus ou moins beaucoup de pays exportateurs, même l'Arabie Saoudite fait face à un déficit monstrueux).
La solution réside-t-elle dans un prix moyen du pétrole (60 à 80 dollars le baril ?). Pas sûr. Actuellement, à ce prix là, je crois simplement que les exportateurs et les importateurs feront faillite. Qui vivra verra.

Cette situation nous aidera-t-elle à communiquer ? Je n'en crois rien. On ne force pas à savoir quelqu'un qui ne veut pas savoir.

pragma tic

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Date d'inscription : 16/09/2015

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